Avec plus de 240 000 nouvelles installations raccordées en France en 2024, le photovoltaïque résidentiel s’impose dans de nombreux foyers. Mais une installation bien posée ne suffit pas : sous les panneaux, un espace chaud, sec et abrité peut vite devenir l’habitat favori de rongeurs, fouines ou pigeons. Une réalité que les propriétaires découvrent souvent trop tard, quand les dégâts sont déjà là.
Sous les panneaux, un refuge idéal pour la faune indésirable
L’espace entre les modules photovoltaïques et la toiture mesure généralement 10 à 15 centimètres. C’est peu pour un humain, beaucoup pour un rongeur ou une fouine. Cet interstice offre chaleur, abri et tranquillité tout au long de l’année. Les câbles électriques qui y cheminent dégagent de la chaleur, ce qui attire naturellement les rongeurs dont le comportement de grignotage est constant.
Les pigeons, eux, s’y installent pour nicher. Leurs fientes encrassent les cellules et réduisent la surface exposée au soleil. Selon certains opérateurs spécialisés, cette salissure combinée à une ventilation réduite pourrait faire perdre jusqu’à 30 % du rendement d’une installation. Un chiffre à prendre avec prudence, mais qui donne la mesure du problème.
Résultat : câbles dénudés, courts-circuits, baisse de production parfois jusqu’à l’arrêt de l’onduleur, et dans les cas les plus graves, un risque d’incendie réel sous une toiture. Ce que l’on sait moins, c’est que la plupart des fabricants de panneaux excluent contractuellement les dégâts causés par les nuisibles de leur garantie, dès lors qu’aucune protection préventive n’a été mise en place.
En Savoie, l’hiver amplifie le risque
Le département 73 présente un profil particulier. L’alternance entre zones rurales, massifs alpins et agglomérations comme Chambéry crée des conditions propices à la prolifération des rongeurs tout au long de l’année. Dès l’automne, les rats surmulots, souris grises et campagnols cherchent refuge dans les bâtiments : greniers, caves, locaux techniques… et toitures équipées de panneaux solaires, qui constituent des abris de choix entre octobre et mars.
Le problème, c’est que les signes d’infestation restent discrets au départ. Quelques crottes, des bruits nocturnes, de légères traces de grignotage. Sans intervention rapide, la colonie s’installe, les galeries se creusent dans les isolants, et les dégâts s’accumulent. Pour les propriétaires savoyards de panneaux solaires, faire appel à un deratiseur à chambery avant la saison froide relève donc d’une logique préventive autant que protectrice.
Protection physique et dératisation : deux étapes complémentaires
La solution de référence pour bloquer l’accès sous les panneaux est un grillage galvanisé fixé par clips inox sur le cadre aluminium des modules, sans perçage ni modification de la toiture. Ce système préserve la ventilation naturelle sous les panneaux, essentielle au rendement, tout en créant une barrière durable (plus de 30 ans selon les spécialistes).
Mais si des nuisibles sont déjà présents, poser ce grillage seul serait contre-productif : on risquerait d’enfermer des animaux sous les panneaux. L’ordre des opérations est précis : diagnostic, délogement des nuisibles, retrait des nids, désinfection, puis seulement pose de la protection physique. Cela implique une intervention professionnelle préalable, réalisée par un opérateur certifié Certibiocide et agréé par le Ministère de l’Agriculture, conformément à la réglementation française sur les biocides en vigueur depuis 2017.
Avant les premiers froids, un diagnostic de toiture reste le moyen le plus simple d’éviter de mauvaises surprises au printemps : une installation solaire dure 30 à 40 ans, autant la protéger dès maintenant.

